Rencontre avec Françoise Combes

Mercredi 11 février, les élèves du groupe de l’atelier « Les oublié·e·s de la science » ont pu échanger en visio avec Françoise Combes, astrophysicienne française et actuelle présidente de l’Académie des Sciences.

 

Elle a répondu, pendant 1h, aux questions des élèves, permettant d’échanger sur :

 

- son enfance : elle a toujours voulu comprendre le monde qui l’entoure et faire de grandes découvertes comme ses idoles : Marie Curie et Copernic, entre autres.

 

- son parcours de femme scientifique : elle a choisi l’astrophysique en visitant des laboratoires pour faire une thèse. Durant sa carrière, elle a connu des réussites mais aussi des échecs, qu’elle n’attribue pas au fait qu’elle soit une femme. Quand elle a commencé à travailler, elles étaient 30 % de femmes et elle ne s’est jamais sentie seule.

 

- ses recherches en cosmologie (jusqu’en 1920 on ne savait pas que les galaxies existaient !) et les différents télescopes utilisés par les astrophysiciens : les télescopes terrestres (un nouveau télescope de 40 m de diamètre va bientôt être fonctionnel au Chili), les télescopes spatiaux (Hubble, James Webb, Euclid un télescope européen), et les radiotélescopes.

 

- le rôle de l’Académie des Sciences : Ils sont 300 académiciens (c’est énorme ! plus que tous les membres des autres académies réunies). Leur travail consiste à attribuer des prix à des scientifiques, rechercher des fakes sur les réseaux, mais aussi travailler avec les ministères pour exprimer le besoin de plus de sciences et de plus de moyens pour les sciences, mais aussi à un niveau international : avant chaque G7 ou G20, les scientifiques se réunissent en S7 ou S20 pour apporter leur expertise sur les différents sujets qui seront évoqués par les chefs d’état.

 

- les interrogations des élèves comme "Pourquoi Pluton n’est plus considéré comme une planète ? ; Que va-t-il se passer quand notre galaxie va « rencontrer » la galaxie d’Andromède ? ; Pourquoi un trou noir absorbe la matière ?".

 

- Auriez-vous aimé aller dans l’espace ?

NON ! Ce serait suicidaire !

Il y a « plusieurs espaces » :

- Aller en apesanteur, dans l’ISS par exemple, comme Sophie Adenot. Ce n’est pas vraiment aller dans l’espace, c’est juste à 400 km, la même distance qu’entre Paris et Bruxelles.

Sur la Lune, située à 384 000 km de la Terre, pas très dangereux d’y aller car il y a un bouclier magnétique autour de la Terre et la Lune qui nous protège des rayons cosmiques du Soleil.

Au-delà, c’est très dangereux (à cause des rayons cosmiques) voire suicidaire.

Sur Mars, on envoie des robots, on leur envoie des ordres depuis la Terre, ils font des trous dans le sol pour en étudier la matière, c’est une exploration sans danger.

Pour conclure, elle a conseillé aux élèves de foncer, de s’orienter dans les domaines qui leur plaisent, sans se soucier de leur genre.

Pour résumer cet entretien en deux mots : passionée et passionante ! 

 

Lors de notre séjour à Paris, nous avons pu la rencontrer devant l’Institut de France, lieu où se réunissent les membres de l’Académie des Sciences chaque mardi. Ce fut assez court, mais les élèves ont été impressionnés de rencontrer Mme Combes "en vrai".

 

 

 

 

Photos